« … rien n’est à cent pour cent réel ou fictif. Dans la vie, nous nous situons dans un espace vague et diffus entre réel et fiction, entre expérience et illusions.» Joan Fontcuberta

C’est l’histoire d’une course contre la montre.

Le cœur de l’intrigue est hors champ.

La solution se cache dans ce qui n’est pas montré, dans les ellipses, les espaces inter-images.

La photographie entretient le mystère et sème le doute. Chaque image est une énigme.

À chacun d’en explorer les méandres et de terminer le récit à partir de ses propres expériences et de ses fantasmes.

La nuit, tout est permis.

Présentation

Tout a commencé un soir où ces deux amies sont venues dîner à la maison. J’avais récupéré de ma grand-mère une vieille valise qui m’intriguait et que je gardais depuis plusieurs semaines dans un coin de ma cave. J’ai décidé de la sortir et de leur proposer une séance photo nocturne en lien avec cette valise.

Au départ, ce projet n’avait pas pour objectif de devenir une intrigue, je souhaitais juste faire quelques photos dans les rues vides de Saint-Maurice et de Charenton-le-Pont.

Puis est arrivée une photo (la première de la série). Je n’ai cessé de la regarder, elle me paraissait, dans un premier temps, venue du passé. Plus je l’observais et plus une histoire se construisait dans ma tête.

C’est ainsi que naquit mon projet « Nocturnes », l’histoire de deux mystérieuses femmes qui se retrouvent en pleine nuit avec comme seul objet, une valise. Cette histoire où la valise semble être un élément essentiel qu’il faut absolument garder, qui passe des mains d’une femme, à celles de l’autre, puis est finalement abandonnée en pleine rue.

Qui sont ces femmes ? Pourquoi n’en reste-t-il plus qu’une seule à la fin ? Pourquoi s’est-elle vêtue des vêtements de l’autre ? Et surtout… que cache cette valise à la fin de la série ?